Quel matelas naturel choisir ?

Temps de lecture : 11 minutes
On va essayer de regarder ici les quatre principaux cheminements intellectuels d’un consommateur qui souhaite s’équiper d’une literie naturelle : 1- Une literie aux composantes naturelles 2- Une literie qui n’impacte pas l’environnement 3- Une literie saine pour la santé 4- Une literie naturelle sans impact sur la planète ni sur ma santé

Literie naturelle ? Sans impact ? Durable ? Bas carbone ?

Mes 4 options pour choisir mon matelas « naturel »

Que choisir lorsque l’on s’intéresse au domaine « éco » en literie, au sens large, il y a de quoi en parler pendant des heures.

Mais c’est quoi un matelas naturel au juste ?


Si on prend la définition unilatérale du Larousse, voici ce que ça nous dit :
Qui est directement issu de la nature, du monde physique, qui n’est pas le fait du travail
de l’homme ; qui est fait uniquement à partir de produits bruts, sans mélange avec
quelque chose d’artificiel, de synthétique.
À partir de cette définition, on comprend vite que ça va être difficile de trouver un matelas
naturel, car de toute évidence l’ensemble des matières utilisées dans l’industrie du matelas, que ce
soit le textile naturel qui subit des transformation et des teintes rarement composés de
pigments naturels, aux latex qui sont dissous dans quelques éléments chimiques pour
vulcaniser la matière pour qu’elle se rigidifie, ou encore aux matelas en mousses ou ressorts,
il est évident que même ces matières lorsqu’elles sont saines et passent tous les tests de
salubrité, ne peuvent pas être considérés comme 100% naturels.


Il reste éventuellement les laines de différents animaux, mais il faut observer comment sont
élaborées ces conceptions et quels textiles y sont associés, est-ce qu’un fibre 100% coton ou
100% coton bio est considéré « naturel » alors qu’il subit plusieurs étapes de
transformations et que pour fabriquer 1 kilo de coton il faut près de 10.000 litres d’eau…
C’est le textile qui consomme le plus d’eau toute catégorie… Est-ce la conception que l’on recherche lorsque l’on souhaite un produit « naturel » ? Sacrifier des rivières d’eau
potable pour s’acheter une conscience éco-responsable ?
Est-ce que l’on cherche finalement un produit aux composantes naturelles, c’est-à-dire issue
de la nature, sans transformation, le plus brut possible, avec un textile dont la
consommation d’eau est infime ?
Ou bien recherche-t-on le produit le moins chimique possible, avec le moins d’impact
carbone ?
On pourrait débattre des heures autour de ces passionnants sujets, et c’est
cela qui engendre une telle offre dans ce domaine, car chacun tente de tirer son épingle du
jeu avec des arguments qui parfois ont du sens, parfois sont un peu des raccourcis ou bien
complètement contradictoires et fallacieux.


On va essayer de regarder ici les quatre principaux cheminements intellectuels d’un
consommateur qui souhaite s’équiper d’une literie naturelle :
1- Je souhaite une literie aux composantes naturelles (uniquement les composants)
2- Je souhaite une literie qui n’impacte pas l’environnement (uniquement la planète)
3- Je souhaite une literie saine pour ma santé (uniquement santé)
4- Je souhaite une literie naturelle sans impact sur la planète ni sur ma santé (planète et
santé)

1- Je souhaite un matelas aux composants naturels 


Commençons par celui qui souhaite un matelas aux composants naturels.
Il existe beaucoup de matières premières naturelles à l’intérieur de nos matelas comme à
l’extérieur.
Les plus connus sont le latex, la laine de mouton, la fibre de coco et leurs tissus en coton bio,
fibres de bambou, chanvre, lin ou encore soie. On utilise en literie un large panel de
matériaux naturel issu des plantes comme des animaux et c’est parfois surprenant ;
Par exemple, dans certains marchés de niche, il est parfois utilisé différentes laines
d’animaux nobles comme de la laine de chameau, d’alpaga, de chèvres de l’himalaya (qui
donne le fameux cachemire). Il y a aussi des mixtes de ces compositions avec des apports
différent comme le crin de cheval, du duvet, du lin, du sisal, du kapok et plus étonnant
encore de la fibre de cactus, moins connu mais qui également utilisé en literie.
Lorsque l’on se concentre uniquement sur l’achat d’une literie dont la matière est la plus
naturelle, il convient alors d’interroger la composition des éléments qui la composent,
jusque dans les pourcentages contenus dans les fibres.

Il n’est pas rare que ces nobles matières, très couteuse, soient mélangée à d’autres artifices
synthétique proche de la famille des polyesters pour utiliser des appellations valorisantes
sans garantir que le matelas final soit à 100% composé de cette matière.
Ainsi, un matelas en « lin » pourrait ne contenir que 20 à 30% de lin sans que cette
proportion n’apparaisse sur aucune clairement sur la fiche technique.
De même qu’un matelas est souvent appelé HD pour Haute densité ou HR pour Haute
résilience sans qu’aucune valeur ne soit affichée, (rien n’est jamais trop beau pour vendre).
Comme souvent dans le domaine de la literie, vous pouvez vous renseigner sur les matières
premières, leurs pourcentages de naturel, nous l’avons vu dans la vidéo du latex, on peut
légalement nommer un « latex 100% naturel », dès lors qu’il atteint 85% d’hévéa pur dans sa
composition, même si 15% résulte d’agents de charges et composants non naturel, il est
inutile de chercher le 100%, il n’existe pas.
Si l’on recherche un produit uniquement composé de matière naturelle, on se
rapproche de ce que fabriquaient nos aïeux, et on retrouve les matelas en laine par exemple,
mais on regarde bien le textile utilisé par-dessus, car cette industrie dépend également de
celle du textile qui n’est pratiquement plus implantée sur notre territoire comme autrefois…

2- Je souhaite une literie qui n’impacte pas l’environnement


En literie, il y a le confort, l’aspect sanitaire, l’origine du produit et sa longévité.
L’impact carbone d’une literie naturelle est-elle plus importante qu’une literie synthétique ?
Encore une fois, c’est une délicate question qui dépendra de nombreux facteurs mais qui
peut aussi être trompeur par le biais de cognition lié aux termes mélioratifs de l’aspect dit
« naturel » d’une literie.
Si votre matelas est fabriqué en latex 100% naturel avec un textile en coton certifié bio,
certes, il sera beaucoup plus naturel qu’un matelas classique en mousse, puis il induira aussi
à votre esprit qu’effectivement il est sans doute ce qu’il y a de mieux…
La réalité est factuellement plus nuancée, car ce matelas aura puisé dans des ressources en
hévéa provenant de champs de monocultures de l’autre bout de la planète, puis le coton aura consommé entre 8000 et
10000 litres d’eau par kilos de coton, ressource précieuse qui se raréfie avec le changement
climatique, alors même que ce sujet de changement climatique est quelque chose qui tient
particulièrement à cœur les consommateurs de cette catégorie de consommateur.
On en sait donc plus quoi choisir…
D’autre part, un matelas en mousse polyuréthane simple, avec un textile en polyester sera
quant à lui absolument synthétique par définition, même s’il n’aura pas engendré les mêmes
consommations en ressources d’eau potable ou d’impact carbone. Son processus industriel
reste impactant et néfaste pour l’environnement, son impact carbone et sa consommation
seront principalement liés à sa transformation et aux différentes étapes industrielles que la
matière subit, ainsi que de l’approvisionnement pétrochimique.

Sans connaitre l’exactitude du rapport d’impact entre ces deux catégories de produits, il est intéressant d’amener une
réflexion sur la question du naturel en literie comme en fast fashion qui est loin d’être le
sacrosaint de la consommation éthique.
Nous devons considérer chaque fiche technique avec le plus grand soin, car au-delà des
discours marketing sous-couverts de storytelling où au final on n’affiche pas les épaisseurs,
densités, compositions, le consommateur pense faire un achat qui préservera parfaitement
l’environnement alors que chez de nombreux acteurs il n’en est rien, tant qu’il y aura de la
fabrication il y aura de l’impact. Le matelas le moins impactant restera celui qui n’est pas
remplacé et qui durera longtemps.

3- Je souhaite un Literie saine pour ma santé


De plus en plus de consommateurs pensent à leur santé et c’est très bien.
L’offre de literie dite « naturelle » tente de séduire ces potentiel futurs acheteurs à grand
coup de communication basée sur la santé et un jargon spécifique et un peu obscur et qui
ancré sur la culpabilité et le sentiment de peur, à base de « sans PEC », « sans PU », « sans
plastique » etc… désignant ainsi « le mal » pour mieux vous vendre « le bien » et ce qui est
bon pour vous.
Pourtant, hormis les très rares individus qui ne portent aucun vêtement composés de
polyamide, de nylon, d’élasthanne, de polypropylène, d’acrylique ou de polyester, la grande
majorité des individus côtoie quotidiennement ce qu’il est recommandé de fuir pendant le
sommeil, ces matières synthétiques non naturelles et dangereuses.
L’offre en literie s’est donc étoffée pour proposer un large panel de composition catégorisée
saine comme le latex, la laine, le cashmere, le lin, le coton bio, le chanvre, et bien d’autres
qui comportent pourtant aussi des allergènes et ne sont pas dépourvu de risque pour les
voies respiratoires ou pour l’épiderme.
Selon l’Ademe la culture du coton représente une pollution agricole et un danger pour la
santé de ceux qui le cultive (on déplace donc le problème de notre santé vers la santé
d’autrui…). De même, selon la même source les matières issues des animaux comme la laine,
la soie, le mérinos, sont à surveiller de très près au niveau des élevages car certaines
exploitations ne respectent ni le bien-être animal ni les engagements éthiques qu’ils
affichent (on déplace à nouveau le problème de notre santé vers une possible souffrance
animale).
Alors comment fait-on ! ?
Encore une fois, on essaye de creuser les fiches techniques et le détail de ce qu’on achète.
Vous connaissez sans doute « la viscose », matière textile issue de la pulpe de bois
entièrement composée de matière naturelle que l’on présente comme une fibre saine,
excellente alternative au polyester, et bien elle a aussi un côté obscur. En effet,
majoritairement composé de pulpe de bois d’essences variées telle que le bouleau, l’eucalyptus, ou le pin, elle est bien fabriquée à l’aide d’un processus chimique et l’ajout de
substances synthétiques pour agglomérer la fibre et lui donner ce résultat finalement
artificiel. Le processus de transformation implique des composants toxiques pour l’homme
et la planète. Les bains servant à dissoudre les fibres sont composés notamment
d’hydroxyde de sodium, de disulfure de carbone, d’acétone, d’ammoniaque ou d’acide
sulfurique, qui produisent des rejets toxiques et polluants dans l’air comme dans l’eau.
Rappelons toutefois que le tissu le plus nocif pour la santé reste l’élasthane, et
si votre matelas en contient, fuyez ! En plus d’un carnage environnemental lié à sa
fabrication, l’élasthanne pollue durant l’intégralité de son cycle de vie. À chaque
lavage, les vêtements contenant de l’élasthanne relâchent des microparticules
plastiques dans les eaux usées.
Enfin, dans cette catégorie matelas santé, petite mise en garde sur les colorants
dans le lin et le chanvre.
On ne va pas tous les passer en revue, mais vous aurez compris que le simple fait
d’être « « d’aspect naturel » » n’est pas une sureté en soi. Le lin, le chanvre ou le
coton bio sont parfois teintés avec des pigments non-naturel sans que cela ne soit
clairement explicité sur l’étiquette de votre produit. Vérifiez donc cette information
auprès de votre commerçant, surtout si vous vous orientez sur ces matières
catégorisées « naturelles » alors que vous recherchez le meilleur compromis pour
votre santé.

4- Je souhaite une literie naturelle SANS impact ET saine pour ma santé


Dans ce cas de figure, vous êtes une personne sensible aux problèmes environnementaux et
vous recherchez également une literie qui soit la plus saine possible pour votre santé. En
réalité c’est le rêve de tous, trouver une literie aussi géniale et à un bon prix et le game est
plié !
Mais sans jouer de pessimisme, mise à part une botte de foin coupée dans le champ en
face de chez vous, cette mission est compliquée surtout à un coût raisonnable.

Dans un premier temps, que dois-je exclure de mes recherches ?
À priori toutes les matières à base de coton qui sont trop gourmandes en eau pour contenter
ma sensibilité pro-environnementale. De même que les matières synthétiques dérivés de la
pétrochimies, de la plasturgie ou encore les matelas contenant des colorants synthétiques
pour le design…
Dans cette présente recherche, nous ne pouvons laisser le design être notre priorité si nous souhaitons
bien dormir sans ruiner la planète. Le plus important est la teneur en produits artificiels de
notre literie et le trajet des matières premières qui ne doivent en aucun cas traverser le globe
pour arriver jusque dans notre chambre à coucher…

On élimine donc de notre prospection les latex, qu’ils soient synthétiques ou naturel, car comme
expliqué dans la vidéo sur le latex celle matière ostensiblement catégorisée « perfection au naturelle » provient principalement de champs « monoculturé » indonésiens dont le lait d’hévéa est ensuite acheminé jusqu’à nous avant
d’y être transformé par vulcanisation avec quelques éléments qui n’ont rien de naturel
s’apparentant aux process utilisés pour la mousse. Donc on n’est pas encore sur ce que l’on
recherche véritablement.
Dans ces conditions, les mousses sont elles aussi éliminés de nos recherches de par leurs
compositions synthétiques et leurs diversités, il n’y a pour l’heure aucune mousse qui pourra
remplacer un cœur de matelas 100% naturel et 100% en circuits court à faible empreinte
carbone.
Alors, allons-nous trouver cet ovni de la literie sans mousses, sans latex, sans matières
coton ? Peut-être un matelas à ressort ?
Ça va aller vite, mais là aussi il est question d’extraction de minerais, de transformation et de
transport de très loin, donc comme pour le latex l’impact carbone est très loin d’être
satisfaisant. C’est sans compter que la production des métaux génère énormément de
déchets comme les scories qui proviennent de la fusion et qui est très invasif dans les cours
d’eau ou dans les sols. Donc pas terrible, même si d’un point de vue salubrité les
ressorts ventilent le cœur du matelas et empêchent celui-ci de moisir et de se laisser
coloniser par des espèces fongiques variées.
Encore une fois, il y a des pour et des contre sur cette matière première mais on n’a
pas trouvé la combinaison parfaite d’une literie 100% saine 100% naturelle.

Essayons tout de même d’imaginer ce produit sain, naturel sans impact carbone…
Prenons de la laine d’un troupeau de mouton d’élevage bio élevé en face de notre maison
pour réduire le circuit de transport des matières premières, puis tondons avec délicatesse
et respect des animaux (bien évidemment) nos petites bêtes pour confectionner avec leur
laine un matelas qu’il ne nous restera qu’à recarder tous les 7 à 10 ans pour le conserver
à vie. Car oui, un matelas écolo est un matelas qui se garde longtemps et que l’on ne change
pas tous les 5 ans
, ça va de soi.
Dans cette optique, nous rencontrons tout de même plusieurs problèmes. Il va falloir que nous lavons notre laine
pour la désinfecter puis que nous la fassions carder pour concocter le nid douillet recherché. Sauf
que ces lieux de traitement ne sont plus si commun et ne se trouvent plus dans tous les
départements français comme autrefois. Il va nous falloir transporter nos baluchons de laine
jusque dans une petite usine de traitement, donc faire un aller-retour à plus de 300
kilomètres de notre maison, et là surprise, il va aussi falloir des milliers de litres d’eau pour laver
cette laine.

Il n’était pas rare de voir les unités de production de laine sur les rives de cours d’eau pour
faciliter le nettoyage des laines autrefois, fort heureusement les produits chimiques et de
blanchiment étaient rares et sont aujourd’hui uniquement pour la partie laine textile. Mais dans cette expérience de pensée, il nous est difficile de présenter un produit qui
n’impacte pas l’environnement, car le cardage demande de l’électricité pour faire
fonctionner les machines et pour obtenir notre laine il a fallu nourrir et abreuver ces
animaux tous les jours de leur vie. Sachant qu’un mouton boit jusqu’à 6
litres d’eau par jour, sachant qu’il me faut 60 moutons tondu pour mon seul matelas, et
qu’un mouton c’est une tonte par an, on a déjà près de 130.000 litres d’eau pour ces braves
bêtes, plus leur fourrage d’hiver issu de l’agriculture et des machines…
Vous l’aurez compris, là encore ce n’est pas si évident, et on en revient à notre botte de foin
qui est toujours le moins impactant…
Dans cette conception, nous voulons mettre un textile en lin ou en chanvre autour de notre
matelas, fabriqué en France avec la matière première cultivée en France, si possible près de notre maison, mais nous nous confrontons à la même contrainte que pour la laine pour faire tisser notre textile
chez un producteur compétent, avec encore des allers-retours de matières.

Et surtout, après tout ça, nous devons nous assurer de ne pas être allergique à la laine 🙂

CONCLUSION
Vous l’aurez compris c’est tellement simple d’inscrire sur une fiche technique « matelas
naturel », « matelas écologique » ou « matelas sain » en restant dans les clous c’est-à-dire
en proposant des matelas ou des literies complètes avec des vertus ou des matières
premières issues de matière vertueuses.
Si vous poussez le curseur dans le détail, nous démontrons qu’un matelas en laine
n’est pourtant pas l’idéal non plus, sauf si nous le faisons nous-même et que nous trimbalons à vélo
nos matières premières dans une remorque pour en pas créer d’empreinte carbone, puis que nous le fabriquons entièrement, en récupérant l’eau utilisée, en la filtrant pour la consommer ensuite…
Tout ce qu’il faut retenir, c’est que dès lors que le modèle économique sera à grande
échelle, nous aurons systématiquement des contraintes environnementales, mêmes infimes.
On a beau travailler les produits, ils seront transportés. On a beau travailler avec des
transporteurs qui roulent à l’électrique, les batteries de leurs véhicules auront un impact lié
à l’extraction de minerais dans des pays pauvres. On a beau obtenir des certifications, elles
sont payantes pour les industriels qui en bénéficient et imposent des seuils de tolérance, ce
n’est jamais donc à 100%.
Il n’existe aucune certification au monde qui peut prouver qu’un produit est d’une part 100%
sain et d’autre part 100% naturel, il faudra toujours trouver cette balance et vous équiper
d’un produit en adéquation avec vos valeurs et votre bonne compréhension des enjeux liés à
votre investissement.

Ce sujet est vaste, voire quasi infini car cette équation comporte une infinité de paramètres
qui dès lors qu’ils sont modifiés engendrent un changement de paradigme sur la globalité
des process de fabrication.
Si vous voulez un matelas plus naturel en latex il aura un fort impact en CO2, si vous voulez
un matelas sain et respirant, il comportera du ressort mais dépendra d’une industrie ultra
polluante, si vous voulez un matelas bon pour votre santé il sera peut-être inconfortable car
les matières liées au confort seront soit en mousses synthétiques, soit naturelle et bien trop
onéreuses pour votre budget.
Chaque produit offert par la marque que vous avez choisi possède son revers de médaille.
Ne vous faites jamais confiance aux marketings nauséabonds de ceux qui vous arrosent
littéralement d’arguments pour vous noyer d’artifices commerciaux bienséants dans le but
de vous convaincre de ne pas acheter un produit « dangereux ». La simple lecture d’une
fiche produit doit désormais vous dire :
« Voici ce que j’offre. C’est très bien, je comporte aussi quelques faiblesses, est-ce que ce
compromis est en adéquation avec le tarif que vous comptiez investir ? »

C’est la seule question à laquelle vous devez répondre.
Prenez garde à ces pseudos marques qui n’existent que sur les ventes privées et dont
vous n’avez jamais entendu parler ailleurs, elles proposent des noms markéting à
connotations très « naturels » mais ne proposent finalement que des produits quelconques
issus de l’importation, qui ont longuement été stockées des containers et dont les matières
premières ne sont ni naturelles ni sérieusement contrôlées. Passées les douanes, ça ne leur
prend que quelques minutes, un peu de paperasse un coup de tampon et ça arrive sur
machinprivé à -70%… Les douaniers ne vont pas au labo analyser toutes ces poubelles qui
franchissent nos frontières, là encore, question santé et longévité des produits, bon courage,
fuyez toutes ces remises à -60 ; -70 % c’est du pure greenwashing légalisé. On en est là et ce
sont ces acteurs qui tuent la planète.

Espérant que ce résumé vous aura permis de cerner un peu mieux ce que l’on peut observer
dans une démarche de prospection de literie naturelle, gardez les yeux ouverts.

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À propos de l'auteur

Experts de la literie, fondateurs des marques Le Matelas Vert et Vaudou Sport.

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